FRANCE 2050: Rêvons un peu!

Et si nous rêvions un peu!
Au-delà des discussions actuelles sur l’organisation Europe Ecologie, et au-delà d’une démarche politique traditionnelle, j’aimerais proposer à ceux qui le souhaitent un espace de rêve, de créativité où nous pourrions, ensemble, imaginer ce que serait notre France en 2050.
Pour ce faire, j’ai imaginé le scenario suivant :
Le mouvement Europe Ecologie a réussi à mobiliser derrière lui une grande majorité de Français. En 2017, le premier président « Ecologiste » arrive au pouvoir. Son programme il l’a surnommé « Vision 2050 » : volontairement ambitieux, subordonné à une refonte totale des systèmes politique, économique et social, sa première mesure est une refonte totale des institutions, et le passage à la 6ème république.
Ce changement n’est pas accepté par tout le monde, et de nombreux Français quittent le pays, n’acceptant pas les bouleversements qui se préparent.
En 2050, le fils d’un de ces Français « émigrés » revient en France, et découvre la France Ecologiste telle que la génération EE 2010 l’a rêvée. Il raconte, sur son blog, son voyage et explore cette société dans tous ses détails, de ses institutions à son économie, en passant par la vie quotidienne des femmes et hommes de cette nouvelle France. Il est bien évidemment « sceptique », très critique de par son histoire personnelle, mais se laisse bientôt « envouter » par le monde qu’il découvre, et devient rapidement un ambassadeur du mode de vie écologiste pour le reste du monde.
C’est ce Blog que je vous propose d’écrire ensemble. Nous l’organiserons par thèmes, par exemple :
• Les institutions
• Les lieux de vies et le logement
• La famille
• L’Entreprise et le travail
• L’éducation
• La communication
• L’alimentation
• Les loisirs
J’espère que vous serez nombreux à me rejoindre dans cette démarche récréative, mais dont le but ultime est de concrétiser pour la grande majorité des Français ce que pourrait être cet autre monde dont chacun rêve mais que personne n’a encore pu imaginer !

Pourquoi REVOLUTOPIA ?

Le monde ne tourne plus rond… A-t-il seulement jamais tourné rond ? Mais aujourd’hui, on assiste à la conjonction de plusieurs phénomènes :
Des milliards d‘êtres humains qui auparavant n’avaient pas réellement conscience qu’il existait autre chose que leur environnement immédiat ont accès à une information universelle, permanente et immédiate. Cette information visuelle et sonore n’est plus réservée à une élite intellectuelle, mais à la plus grande masse des habitants de notre planète. Et elle leur fait prendre conscience du fait qu’il existe des différences énormes entre la vie de quelques privilégiés, et leur existence propre. Ceci est vrai à tous niveaux : au sein d’un même pays entre personnes de classe sociale différentes, entre les différents pays « occidentaux », mais aussi entre les pays « en voie de développement » et les autres.

L’activité humaine, et son impact sur la planète ont atteint un seuil critique : encore quelques années, et nous aurons atteint un point de non-retour, si ce n’est déjà fait, qui rendra la vie des hommes de plus en plus difficile, sinon impossible. Et cela à cause d’une minorité de pays qui exploitent les ressources du monde entier pour leur seul et unique intérêt.

Dans les pays dits « démocratiques », on ne croit plus dans le système politique et les hommes qui en font partie. Les politiques semblent être une classe à part, on vote sans conviction pour un espoir que les choses seront peut-être différentes avec lui, ou avec eux, mais au fond, en sachant que c’est bonnet blanc, blanc bonnet, car ils sont tous sortis du même moule, et qu’il n’y a aucune raison qu’ils le cassent : les politiques sont une classe à part, qui cherche à survivre, et c’est cela qui les unit, bien plus que ce qui les désunit, à savoir une vision différente de la société, ou du monde.

Le système économique est on ne peut plus perverti : l’entreprise n’est pas là pour produire des produits ou des services, dans le but d’offrir à toujours plus de personnes une qualité de vie meilleure, mais elle est là pour générer toujours plus de profits pour un nombre réduit de privilégiés. Beaucoup de ceux qui dirigent ou prennent les décisions concernant ces entreprises n’ont d’ailleurs aucune idée de ce qu’ils produisent, comment ils le produisent et pourquoi : ils ne prennent leurs décisions qu’ à partir d’états financiers, et de ratios de rentabilité. Les dirigeants de ces entreprises ont des niveaux de rémunérations qui sont hors de proportion avec ce qu’ils peuvent apporter.

Les hommes n’ont plus de vision, plus de perspective. Il y a quelques années, les jeunes générations étaient persuadées que leur vie serait meilleure que celle de leurs parents, et c’était d’ailleurs le cas ! Aujourd’hui, les jeunes savent qu’ils ne pourront certainement pas vivre aussi bien que leur parents l’ont fait, que les ressources seront plus rares, que l’environnement sera plus pollué. Il y a plus longtemps, le monde semblait infini, les perspectives innombrables, tout restait à découvrir, à conquérir, à inventer. Aujourd’hui nous savons que nous vivons du moins encore pour un certain temps dans un monde fini, dont nous connaissons presque chaque recoin. Il n’y a plus de place pour le rêve. Et il manque une vision qui rassemblerait, motiverait et redonnerait l’envie à la génération actuelle.

Dans ce contexte de manque de perspectives « matérielles », le spirituel peut jouer, notamment pour ceux qui sont les plus démunis, et les plus désespérés, un rôle de plus en plus important, en substituant une perspective spirituelle, l’atteinte du bonheur ultime dans l’au-delà, à l’absence de perspective dans le monde matériel, où de moins en moins d’hommes espèrent atteindre le bonheur. Et le risque est immense que cela n’alimente de plus en plus d’extrémismes religieux, utilisant la violence comme unique moyen de se faire entendre.

Il faut convenir d’une chose : le « système » ne fonctionne plus. La question est de savoir si il peut être encore sauvé, si ce qui se passe aujourd’hui dans nos pays, et qui consiste à faire évoluer ce « système » ou à le reformer peut encore suffire, si le poids même de ce « système », son inertie, ses corporations ne rendra pas toute réforme impossible, ou trop limitée ou trop lente pour réellement donner à notre monde une nouvelle orientation qui lui permettre de retrouver un nouvel élan au début de ce troisième millénaire !

Ou bien, si le temps n’est pas venu pour une nouvelle révolution, la révolution des hommes contre le système, pour un monde plus responsable, plus équitable et plus vivable !

Une révolution pour ce que certains qualifieront une Utopie. Mais n’est ce pas au bout du compte ce qui nous manque aujourd’hui? le droit de réver, de croire en un idéal, et de nous battre pour qu’au bout du compte les hommes puissent tous avoir le même droit au bonheur!